Les Peintures

La peinture d'une maquettes est une étape finale et très importante.
C'est presque une cérémonie, et celà fait peur à beaucoup de modèlistes.
Il n'y a pas de recettes miracle : seule l'approche et l'expérience peut mener à une réussite.
Ce n'est pourtant pas bien sorcier... mais...

Je vais faire profiter de mon "expérience" ceux qui liront ces pages ; certes, j'ai une "expérience", mais je considère que c'est une partie de plaisir...

Tout d'abord, la pré-pa-ra-tion : la partie capitale pour la réussite.
Etape première : les soudures terminées, arasées (pointe tournante) et solides aux points critiques et sensibles. Les collages, de préférences Araldites, ne doivent pas "s'extérioriser" en bavures. Tout doit être au point en démontages et sous ensembles pour manipuler et remonter sans problèmes. Revoir, re et re-vérifier tout celà sans tolérances, en se disant (pas...) "on verra plus tard..." Ce n'est pas complexe, et de toutes façon il faudra refaire les soudures "justes" et les défauts, et refaire ce qui n'a pas été vu et préparé.
Après ces préparatifs, passer au décapage, le sablage.

Le sablage est à la portée de tous avec un minimum de "matos" et de place. C'est le seul moyen propre et eficace de mettre à nu le métal, surtout le laaton qui est un métal gras (il y a de l'étain).
Utiliser du sable de mer fin trouvable dansles fournisseurs de matériaux -
Un pistolet de sablage courant des grandes surfaces et un compresseur à 4 kgs de pression - Pratiquer le sablage dans son garage avec une grande bâche tendue en " u " avec un retour au sol pour récupérer et filtrer le sable -
ATTENTION : le sablage créera une tension de surface du métal qui déformera fortement, s'en servir uniquement pour décrasser les soudures intérieures, ou alors dou-ou-oucement… - Recréer la même tension en intérieur -
Voir la page du sablage. Ensuite dépassiver avec de l'acide chlorydrique du commerce dilué à 10% et rincer plusieurs fois à l'eau claire et distillée en final, éponger au papier absorbant, sècher au four de la cuisinière de Madame, thermostat 1 et 10 mn, et ne toucher avec les doigts que le moins possible, et passer à l'apprêt sans attendre.

L'aérographe de très bonne qualité à buse de 0,3mm, à réservoir au dessus de relative quantité (20cc) pour avoir une bonne autonomie. Pas de "pistolets" bons pour d'autres choses... Pour ma part j'ai un Olympos que je traîne depuis 20 ans... Utiliser un bon compresseur (grandes surfacespour 200 €) avec une bonne réserve pour ne pas avoir sans cesse son bruit (il existe des petit compresseurs pour aérographes, mais très chers ; il est vrai qu'en appartement... Et une bonne installation...

L'apprêt sera du chromato phosphatant, c'est ce qu'il y a de mieux pour les métaux. Cet apprêt est assez invisible, et il faut le teinter un peu avec du noir, ou autres selon votre approche, et on verra ce que l'on fait. N'en mettre qu'une couche relativement fine, et forcer un peu aux endroits fragiles (marchepieds, parties succeptibles de recevoir des chocs ou des appuis...), et laisser sècher. Une partie de chromato et deux parties de catalyseur, et diluer à 100% avec le diluant approprié (produits Railway).

Les teintes seront celles qui seront bien sûr celles des vrais matériels, et se référer à une revue qui vient de sortir un hors série, Loco Revue Hors Série de mai 2000 de J. P. Quatresous, un maître en la matière de peinture et de décoration. On peut suivre ses conseils à la lettre. On peut aussi suivre les miens : j'ai aussi de l'expérience pratique (à ma manière...). Donc...
Les peintures toutes prêtes de chez Railway ou de chez Interfer sont aux teintres, on peu faire varier leur clarté (plus ou moins vif) en fonction de l'aspec maquette : on ne peut pas tout reproduire sur une maquette, on ne verra pas les rivets à l'échelle, on ne verra pas non plus certains détails qui seront seulement suggérés. En peinture c'est un peu pareil : une teinte peut être trop foncée sur une maquette fortement réduite, et il faudra lui donner de la "valeur ajoutée" en l'éclaircissant "un chouilla". Il y quelques peintures autres qu'il faut assombrir (anciennes Marcolac).

Les dilutions EXTREMENT IMPORTANT: l'application à l'aérographe se fera idéalement avec une certaine dilution. Généralement à 200 ou 300 % selon les conditionnements - Mettre des petits clous en laiton dans le pot d'origine, diluer un peu à 50 % - Les premières couches (fines) seront diluées à 400 % et pression 1 Kg - La dernière couche de finition diluée à 600 % pour un beau satiné - Le diluant : "Dylupeint C" de ONYX pour les premières couches, et Interfer pour les finitions - Pourquoi "Dylupeint C" de ONYX ? … on en "bouffe" énormément et c'est moins cher, et c'est presque pareil… -
Le nettoyage simplement à l'acétone, en trois pots : un sale, un moins sale et un propre -
Accidents : s'il y a un défaut (pâté, saleté, autres machins qui jurent) ne pas essuyer mais laisser sécher 3 à 4 heures : aplanir à la laine d'acier ou stylo fibre de verre, voire toile potée, et repasser comme la dernière couche - S'il y a un éclat, araser et mettre à niveau la peinture autour au plus large, repasser du chromato dans l'éclat, et arranger avec la peinture - Si il y a un peu trop de "granulation" mat sur les surfaces passer un coup de laine d'acier tout doux pour lisser la peinture (très sèche...) et repasser la couche à satiner -

Les filets : C'est l'affaire de doigté. Il se font IMERATIVEMENT avec une peinture différente (en diluant : cellulosique et white). Si l'on rate... - Explication : le fond est en peinture cellulosique et les filets en "Humbrol" se diluant au white. Effacer au white qui n'affectera pas le fond en cellulosique. ... étonnant, non ? Utiliser un tire-ligne de bonne qualité. Le recharger avec seulement une goutte appliquée avec une allumette taillée en biseau, jamais de tire-ligne trempé... Ne mettre qu'une goutte à la fois : celà sèche très vite. Démarret le filet sur une surface de bois fin et aussitôt après tirer le filet d'un seul coup, sans reprise, et s'assurer du départ et de l'arrivée du filet.... et tenir son souffle... Il faut faire beaucoup d'essais... La couleur est le rouge vermillon de "Humbrol". Diluer à 5 gouttes de white pour un petit pot. l'épaisseur est fonction de tous ces paramètres, assurance, dilution, surface... FAIRE ET REFAIRE DES ESSAIS...

Les marquages en décalcomanies : les poser à leur place et fixer au vernis léger.

Le nettoyage simplement à l'acétone, en trois pots : un sale, un moins sale et un propre, voir.

Accidents : s'il y a un défaut (pâté, saleté, autres machins qui jurent) ne pas esuyer mais laisser sècher 3à 4 heures : aplanir à la laine d'acier ou stylo fibre de verre, voire toile potée, et repasser comme la dernière couche. S'il y a un éclat, araser er mettre à niveau la peinture autour au plus large, repasser du chormato dans l'éclat, et arranger avec la peinture. Si il y a un peu trop de "granulage" mat sur les surfaces passer un coup de laine d'acier tout doux pour lisser la peinture (très sèche...) et repasser la couche à satiner.

Nuancier LocoRevue


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